POUR LE MEILLEUR ET POUR LE TITRE !

Juniors championnes 2013
Les juniors gruissanaises reviennent à nouveau titrées d’Evreux. 

Championnes de France pour la 5ème fois consécutive ! Unique en France dans l’histoire du volley-ball. 
Première équipe de France en benjamines, puis en minimes, cadettes et enfin en juniors cette saison. Un palmarès exceptionnel auxquels s’ajoutent pour la plupart des joueuses des titres de championnes de France avec la sélection de l’Aude , du Languedoc, en « Beach » aussi… portant pour certaines d’entre elles le nombre à 8 ou 9 titres de Championne de France, …, un record pour leur jeune âge! 
On ne compte plus les titres individuels de meilleure joueuse, meilleure attaquante, meilleure passeuse… cette année encore trois de nos jeunes reviennent auréolées (Margaux BOUZINAC à la passe, Hélena CAZAUTE en recep-attaque et Charline RAHEB au poste de libero).
Ajoutez à cela les sélections pour trois d’entre elles en équipe de France minime puis cadette  (Margaux ,Héléna et Alisée CAMBERABERO), une qualification aux championnats d’Europe en Serbie acquise en Grèce en début d’année en finissant premières du tournoi et très certainement pour les trois mêmes joueuses une entrée en équipe de France Juniors la saison prochaine.

A Evreux, nos jeunes audoises sont entrées dans le tournoi en demi teinte, on sentait de la fatigue, un manque de réglages (dû au fait que jouant à des niveaux différents, elles n’évoluent que très peu souvent ensemble).Lors de la première journée, elles s‘imposèrent sans trop briller face à Istres 2/0 puis contre Nantes 2/1 en commettant beaucoup de fautes, au service notamment.
Le lendemain matin, il leur suffisait d’un set contre l’Arago de Sète pour finir à la première place de la poule. Appliquées et envieuses de retrouver leur jeu, elles s’imposaient 2/0. Antonna MONESTIER pu faire son entrée à la passe pour seconder Margaux avec brio et assurance.

En demi finale qui les opposait à Aix-Venelles, belle équipe homogène comptant dans ses rangs Delphine SEBAN internationale cadette ainsi que l’excellente centrale Lise ALAIWAN, les coéquipières de Margaux réalisèrent le match le plus abouti. 
Enfin calmes et sûres d’elles, elles appliquèrent à la lettre le plan de jeu, se mettant dans les meilleures conditions pour se détacher en fin de 1 er set d’accrocheuses  varoises 25/22. La deuxième manche fut menée de bout en bout. Toujours aussi déterminées et appliquées les bleues et blanches s’adjugèrent le set 25/19 sans trop trembler, n’ayant à aucun moment laissé aux aixoises l’impression de pouvoir revenir dans le match. 
Au rendez vous de la finale ; à nouveau le VB Nantes !
 12 joueuses de qualité, 1m80 de moyenne de taille… Cette équipe qui avait mal débuté le tournoi, en perdant successivement contre l’Arago de Sète et Gruissan en poule, a été requalifiée in extremis au meilleur set average.  En demi finale, opposées à la courageuse équipe de St Pol les nantaises s’imposaient 2/1 « aidées » en ce sens par deux blessures dans l’équipe nordiste qui sans cela, semblait avoir les meilleures armes pour s’imposer. Il est courant de constater qu’une équipe donnée moribonde et qui se qualifie malgré tout, élève comme par magie son niveau de jeu et trouve des valeurs de combat et d’agressivité soudaines.
C’est bien ce qui se passe avec ces nantaises, qui ont entamé cette finale tambour battant et imposant d’emblée un très bon niveau de jeu. Cécile Bouchet « dans un fauteuil » à la passe distribue à merveille, Victoria Foucher à la pointe martèle la défense audoise et Prunelle Douadji en bout de filet réalise un festival. Cueillies à froid et surtout prises à la gorge, les gruissanaises incapables de réagir abdiquent 22/25 dans la première manche.
Bien que décidées à ne pas subir, les Cazaute et consort ont du mal à retrouver leur volley. Malmenées, dans tous les compartiments du jeu, commettant des fautes inhabituelles elles lutent contre Nantes mais aussi  contre elles mêmes. Malgré tout, l’acharnement et le refus de rendre les armes leur permet de rester proche au score et d’y croire. Alia Girounes au block, Alisée Camberabero en bout de filet emboitent le pas d’Helena Cazaute pour que Gruissan prenne enfin la marque à son compte et mène 22/17. 

Quand Nantes marque son 18 ème point, Victoria Foucher passe au service. Elle « lâche tout » et inscrit trois aces consécutifs, ramenant son équipe à 22/21. Véritable métronome, elle continue à poser des problèmes à la réception gruissanaise qui ne peut construire correctement. Le coude à coude est lancé, de 23 partout jusqu’à 26/26 … puis une erreur d’appréciation de l’arbitre sur une attaque d’Alisée donne une balle de set aux Nantaises qui se chargent de concrétiser l’aubaine et de doubler la mise à 28/26 !
A ce stade, personne dans la salle ne donne cher de la peau de nos joueuses ! C’est pourtant le moment qu’elles choisissent pour sonner la révolte. « Tout donner, rien lâcher » voilà depuis toujours le cri de guerre des vestiaires !
D’un côté l’envie d’en finir des joueuses nantaises et notable, elles ne commettent que très peu de fautes et de l’autre, l’abnégation de tout un groupe, qui bien que fatigué veut y croire jusqu’au bout. La physionomie de ce troisième set ressemble à s’y méprendre à celle du deuxième jusqu’à en arriver au même 22/18 pour gruissan ! Cette fois ci c’est Nantes qui lâche… 25/23 !

C’est un autre match qui débute alors, un match acharné ou chaque point coûte cher. A plusieurs reprises l’échange est tellement long et soutenu que certaines joueuses finissent exténuées, l’arbitre devant alors laisser aux deux équipes plusieurs minutes de récupération… 
« C’est dans ces moments que l’on reconnaît nos joueuses !plus c’est dur et plus elles ont là ! ».Confiaient les coaches à la fin du match.
Alisée , bien que rendant 10 bons centimètres aux blockeuses adverses fait tous ses points à la rage. Léa Stanislawsky et Lucie Taïsse, elles aussi confrontées à de sacrés gabarits, ralentissent la majorité des ballons, permettant ainsi la relance et le point. Margaux joue juste, « pose des secondes mains » aux bons moments, et s’impose par sa taille en bout de filet face à Prunelle qui commence à s’essouffler. Alia «  met du block » un peu partout, marque ses points sur de superbes baskets et sème la déroute dans le contre  adverse. Charline Raheb est à nouveau partout en défense, elle bouscule ses troupes à chaque point, les poings serrés, les bras levés. Jeanne Campos at Antonna exultent et revigorent leurs copines à chaque arrêt de jeu.
Héléna en fer de lance du son équipe, s’impose en patronne au filet et ne laisse à personne le soin de finir les points sur lesquels ses coéquipières bataillent âprement. 
 Dès lors, le plan de jeu est suivi à la lettre. Gruissan plus motivé que jamais, retrouve de sa superbe et prend petit à petit le pas dans tous les secteurs ; technique, tactique et surtout mental.
Le quatrième set est remporté 25/20.
Les jeux sont faits, Gruissan ne perdra pas ce tie-break ! Capables de se surpasser dans les moments critiques, toutes les joueuses sont  tournées vers le même objectif et à moins d’une blessure rien ni personne ne viendra leur arracher cette finale !
A 15/10, c’est une explosion de joie, de cris, de pleurs… Une émotion grandiose !
Il y a de fortes chances que cette équipe se souvienne longtemps de ce titre.
Qu’est ce qui fait la différence ? Certainement l’état d’esprit extraordinaire de ce groupe formé d’individualités de haut niveau et de joueuse plus modestes mais où règne une harmonie d’amitié de discipline et de motivation.

D’aucun pourront penser que vu le nombre de titres, la tâche est facile, et que le niveau du volley féminin français est, somme toute, bien moyen pour que le même club réussite à s’imposer chaque année. Il n’en est rien.  Il s’agit d’une génération exceptionnelle doublée du fait que Gruissan est un club formateur reconnu depuis longtemps. Plusieurs générations ont gouté avant celle-ci aux joies des phases finales et si, il y a 20 ans, les adversaires aux noms prestigieux ne savaient même pas comment prononcer «  Gruissan », ils savent aujourd’hui que cela prend deux  « s » et qu’il faut s’en méfier !